#Cinema Recap’ Juin

Petit article mensuel qui récapitule tous mes films vus pour la première fois. J’omets les films revus (; Le petit « ✔ » à côté des titres sont les films que j’ai vu au cinéma, et sur chaque titre un lien vous enverra vers la bande-annonce.

Juin

Loin de la foule déchaînée Thomas Vinterberg 2015 5/10
Qui c’est les plus forts ? Charlotte de Turkheim 2015 2/10
On voulait tout casser Philippe Guillard 2015 3/10
San Andreas Brad Peyton 2015 1/10
Annie Hall Woody Allen 1977 8/10
Still Alice Richard Glatzer & Wash Westmoreland 2015 6,5/10
Comme un avion Bruno Podalydès 2015 6/10
Scoop Woody Allen 2006 7/10
Vicky Cristina Barcelona Woody Allen 2008 7/10
Jurassic World Colin Trevorrow 2015 6/10
Mustang Deniz Gamze Ergüven 2015 7/10
Les parapluies de Cherbourg Jacques Demy 1965 4/10
Breakfast at Tiffany’s Blake Edwards 1961 7/10
Vice Versa Ronnie del Carmen & Pete Docter 2015 8/10
Amy: the girl behind the name Asif Kapadia 2015 8/10 ♥︎
Un moment d’égarement Jean-François Richet 2015 3/10
Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le sexe sans jamais oser le demander Woody Allen 1971 9/10 ♥︎
Une seconde mère Anna Muylaert 2015 5/10
Daft Punk Unchained Hervé Martin Delpierre 2015 5/10

Fotor 1

Loin de la foule déchaînée: Tiré d’une adaptation littéraire, une petite paysanne hérite de la ferme de son oncle et veut la diriger seule. Elle se retrouve courtisée par 3 prétendants: un paysan, un riche voisin, et un soldat. C’est un très beau film romantique sans prise de tête. C’est cliché sans pour autant être ridicule, et c’est là qu’est le tour de maitre. J’ai aussi aimé le fait que la beauté du paysage soit présente, avec les bruits de la nature et les jolies lumières. Le 5, c’est parce que je suis très difficile sur les films romantiques et que très peu me plaisent.

Qui c’est les plus forts ?: Samantha est au chômage et tente de conserver la garde de sa soeur qui est un peu malade. Elle héberge sa meilleure amie. Je n’ai pas très bien compris la maladie de la petite. Film du dimanche soir à regarder dans le canap’. Rien qu’à l’affiche, tu sais que c’est pas fameux.

On voulait tout casser: Kiki (Kad Mérad) apprend qu’il va mourir dans 6 mois et veut faire le tour du monde sur son bateau avant l’heure fatidique. Ses potes le découvrent mais ne disent rien et lui font passer du bon temps. Vu pour le beaux yeux de Magimel. Pareil que le précédent, c’est un film du dimanche soir à regarder dans le canap’. Rien que le surnom Kiki, ça annonce la couleur.

San Andreas: Film catastrophe. Celui-là, il ne faut pas le regarder tout court. Non, même pas le dimanche.

Annie Hall: Alvy (Woody Allen) éternel pessimiste fait l’introspection de sa vie, et spécialement de sa rencontre avec Annie Hall et leur histoire d’amour chaotique. Annie n’est pas la seule à détenir une place importante, puisque New-York est presque un personnage filmé par un Allen énamouré de cette ville qui ne dort jamais. L’humour du personnage principal m’a fait beaucoup rire. Néanmoins, si ces blagues et réflexions prêtent à sourire et peuvent paraitre anodines, elles conduisent tout le fil narratif du film et toute sa réflexion. Alvy a toujours eu le même caractère, de son enfance passionné pour l’expansion du monde et la mort, il restera marginal, cultivé et intelligent. Ses conquêtes le trouvent à mourir de rire mais lui, tente d’imposer sa vision amère du monde qui l’entoure. C’est ce qu’il se passe avec Annie, enjouée et pleine de bons sentiments, qui pourtant se met à suivre une psychanalyse à cause des conseils de son amoureux. Seulement Annie évolue contrairement à Alvy. A partir de là s’ensuit un désarroi profond pour ce dernier. Aucun artifice, c’est l’amour à la portée de chacun qui est mit en scène par Woody. La narration et le regard caméra donne du rythme, mais c’est principalement l’humour de Alvy/Allen qui rend ce film unique et en fait mon Woody Allen préféré jusqu’à maintenant.

Fotor 2

Still Alice : Alice est enseignante de l’histoire du langage à l’université. Elle est atteinte d’une Alzheimer précoce et lutte pour se souvenir de qui elle est jour après jour. Si la maladie est dure pour elle, il en est tout autant pour sa famille qui la voit devenir une adulte au comportement d’enfant. C’est touchant et pas à pleurer dans les chaumières, c’est important de le préciser. Julianne Moore ne l’a pas volé son Oscar, ça c’est sûr.

Comme un avion: Michel est passionné par l’aéropostal et se trouve une autre lubie, le kayak, dont la forme lui fait penser à un avion. Il décide de partir seul avec son kayak et de remonter une rivière. Le film a du mal à démarrer mais une fois lancé, on se laisse embarquer et dériver avec lui, au fil de ses aventures. Ce film est une ode à la tranquillité, au bien-être. Si certaines personnes peuvent trouver ce film inutile et sans rythme, moi ça m’a allégé le coeur et retroussé mes lèvres.

Scoop: Un autre Woody Allen. Joe est un journaliste hargneux, enquêtant sur le « tueur au tarot ». Joe est coincé au purgatoire et décide de contacter Sondra, encore étudiante, pour lui refiler le dossier. Pour le coup, Scoop a eu le même impact que ses précédents films que j’ai pu voir: drôle, attachant, mais rien de bien transcendant. Si Allen et son humour n’avait pas été dans le film, Scoop aurait eu beaucoup moins d’intérêt. Parce que clairement, Woody qui conduit une Smart, c’est le summum de la drôlerie.

Vicky Cristina Barcelona: Oui, j’enchaîne les Allen, mais c’est à cause de Margot. Vicky Cristina Barcelona est un film léger, touchant et nous sommes pris dans l’atmosphère ensoleillée de Barcelone. Vicky et Cristina sont deux copines venues passer l’été en Espagne, l’une est un peu coincée avec sa vie bien rangée, tandis que l’autre est un peux plus libérée. Elles se font toutes deux inviter par Juan, un peintre, pour passer un séjour à Oviendo. Tous les acteurs sont exceptionnels et Allen a su concentrer juste ce qu’il fallait du film sur leurs jeux pour ressentir la gravité des situations sans rien plomber de la légèreté qui caractérise le film. Le bémol que je noterais est, que l’humour de Allen n’était pas assez présent alors que c’est pour ça qu’on l’aime.

Jurassic World: Pas besoin de faire un dessin, tout le monde a vu Jurassic Park. Alors qu’en est-il de ce grand retour ? Mmh j’achète pas, le combat des dinosaures à la fin est limite grotesque. Et ça n’a pas de sens, parce que vu qu’il est carnivore, pourquoi il bouffe pas les petits velociraptors ? No sense guys !

Mustang: En Turquie, 5 soeurs grandissent dans une famille conservatrice. Un jour, elles jouent innocemment avec des garçons dans l’eau, et toute la ville ne parle plus que de ces trainées courant après les garçons. Leur famille est outrée et les enferme dans leur maison, barricadant fenêtres et portails pour qu’elles ne puissent plus sortir. Une seule chose reste à faire: les marier une à une. J’ai ressenti Mustang comme une copie de Virgin Suicides, en moins beau, moins lumineux, moins poétique. Si des détails du film de Coppola m’ont laissé des images indélébiles dans la tête, ici ce sont seulement le scénario et les actrices que je retiendrais. Mais si j’étais moins exigeante, sans comparer, Mustang reste magnifique et poignant. Allez le voir.

Fotor 3

Les parapluies de Cherbourg: Geneviève (Catherine Deneuve) est amoureuse de Guy, qui s’en va à la guerre. La jeune fille se retrouve enceinte, et seule. Je m’arrête là, sinon je spoile. Bonn alors, avant toute chose, je l’ai regardé parce que c’est un classique, parce que j’adore Deneuve et que j’espère voir les rue de Nantes dans les années 60. Je n’apprécie pas particulièrement les comédies musicales, mais je ne crache pas dessus non plus. Dès les premières répliques du film, j’ai ri de par le ridicule des paroles du genre « Va me chercher une clé à molette s’il te plait », tout ça en chanson, bien entendu. A la fin, je m’y suis habituée, uniquement à la fin. Et l’histoire est vue et revue.

Breakfast at Tiffany’s: Je m’attaque à un monument. J’ai peur. Petit résumé si vous habitez dans une grotte: Holy Golightly est une jeune femme pétillante, et un nouveau voisin vient habiter dans l’immeuble où elle habite à New-York, Paul Varjak. Vous le savez déjà, ce genre de film n’est pas ma tasse de thé. Et pourtant, c’est avec plaisir que je me suis laissée noyer dans les yeux de biches d’Audrey Hepburn, que j’ai été attendri en écoutant Moon River. L’élément qui m’a gêné est le fait qu’elle soit escorte girl, et je n’aime pas beaucoup que l’on réduise une femme au seul aspect veinal, mais vu que l’homme est dans une condition similaire, on va dire que ça passe. Ce film, c’est du rêve en bocal.

Vice Versa: C’est trop trop mignon et hypra ludique. J’ai adoré !

Amy : the girl behind the name: Documentaire sur la queen Amy Winehouse. C’était génial génial. J’écoute cette chanteuse sans problème, bien que je ne sois pas une fan. Je la connaissais surtout pour ses déboires avec la drogue. C’est ce que j’appréhendais le plus: qu’on la fasse passer juste pour une junkie, et en fin de compte, absolument pas. On se rend compte que seule sa musique avait de l’importance et qu’elle était entourée de mauvaises personnes, qui ne prenaient pas sa fragilité en compte, ne voulant que faire de l’argent. Surtout son père, ce qui m’a profondément choqué. Si comme moi, vous connaissez Amy uniquement en surface, regardez-le, c’est supra intéressant.

Fotor 4

Un moment d’égarement: Remake d’un film du même nom réalisé par Claude Berri en 1977. Le film original est 100 fois mieux que cette bouse qui ne sait pas choisir entre le drame ou la comédie. Ce sont deux amis qui partent en vacances avec leurs filles respectives. La fille de l’un couche avec le père de l’autre, ici Louna couche avec Laurent (Vincent Cassel). Le casting est très bon avec Cluzet, Cassel donc, et la jeune Alice Isaaz dont je n’avais pas oublié le visage depuis sa performance dans La Crème de la Crème. Si le casting s’avère alléchant, je vous en pris, ne dépensez pas vos sous pour cette daube. C’est vraiment naze ! Les deux filles ont l’air de deux connes pendant tout du long « T’es sérieuse ? Genre mais c’est quoi ce boloss ? J’ai trop l’seum ». Pour le coup, ça fait vraiment pitié que la jeunesse soit réduite à ça. Surtout que pendant le film, on voit l’une des filles lire du Celine. WTF ? Faut savoir ! Soit elle est stupide, soit non. Tandis que l’autre a une allure de psychopathe/chiante/pathétique qui m’a fait envie de lui donner un pin tout le temps. Cluzet donne le ton de la comédie avec ses scènes d’énervement, mais je ne pense même pas que cet aspect est à sauver. Faut vite l’oublier celui-ci.

Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le sexe sans jamais oser le demander: Toujours Woody Allen. Ce film est composé de 7 sketches, tous portés sur le sexe, et tous loufoques à leur manière. Mon Dieu que j’ai ri. Surtout le dernier, qui est priceless, et hypra bien pensé.

Une seconde mère: Une servante travaille durement pour une famille aisée de Sao Paulo. Après, dix ans sans voir sa fille, cette dernière vient séjourner chez sa mère, et par conséquent, côtoie la famille aisée. D’une part, ce film est beaucoup trop long. Val, la servante, est très touchante en faisant tout pour cette famille. Elle accepte tout sans broncher. Mais sa fille s’aperçoit de la « soumission » de sa mère, et alors le problème de détermination social se pose. Ce n’est pas extrêmement bien exploité, et je ne suis pas rentrée dans le film. Dommage.

Daft Punk Unchained: Documentaire sur le groupe Daft Punk. J’adore ce groupe, leur album Discovery est pour moi le meilleur album du monde et je l’écoute depuis que j’ai 9-10 ans. Je les ai vu en concert en 2007 dans leur fameuse pyramide, ce qui a été une révélation et le meilleur concert de ma vie (jusqu’à présent). Ce documentaire m’a déçu parce que beaucoup beaucoup trop lisse. Les gars, on parle des Daft quand même, ils ont dû vivre des trucs de ouf, faire des lives inimaginables, avoir des engueulades, des coups de gueules… Pourtant, rien n’est montré dans ce docu. Les journalistes et artistes les placent sur un piédestal, en font l’éloge, aucune bavure, rien. Mon oeil ouais. Quand on a une vie comme la leur, forcément qu’il se passe autre chose que la musique. Qui plus est, leur ascension dans le monde de la techno s’est faite à partir de 1997 avec leur premier album Homework qui a marqué pour beaucoup la révolution. Apparemment, ils étaient au-dessus de tous les artistes de l’époque, aucun rival. Mais de ce que j’en sais, c’est un peu mensonger. La French Touch est arrivée en masse avec Laurent Garnier, Cassius, I:Cube, Etienne de Crécy, et je sais que les Daft sont bons, mais les autres sont bons aussi. Rien n’est mentionné dans le documentaire. Et ça m’a énervé. On ne peut pas parler d’un groupe sans donner le contexte et ce qui se faisait d’autre à l’époque.

➜ Pardon pour cet ÉNORME mois de Juin qui totalise 19 films. J’ai quasi vu que des films de filles (vous savez que j’aime les bastons et la science-fiction), mais c’est la faute de Margot, de son amour pour Woody Allen et pour tout ce qui est mignon.  Mais vous savez quoi ? Ça ne m’a même pas dérangé parce que ça m’a permis de regarder et d’apprécier autre chose, de comprendre pourquoi elle aimait ces films que je qualifie « de filles ». Sinon, niveau séries, j’ai terminé Hard (série de Canal + très drôle), Game of Thrones et the Walking Dead. J’ai commencé the O.C ahem, je continue laborieusement Once upon a time, Bloodline, et Lost. Et nouvelles saisons de My Mad Fat Diary et Teen Wolf YES. Normalement, le mois de Juillet ne sera pas aussi rempli, rassurez-vous.

Bisous sableux ❤

 SignatureKarel

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