#Cinema Recap Mai

Petit article mensuel qui récapitule tous mes films vus pour la première fois. J’omets les films revus (; Le petit « ✔ » à côté des titres sont les films que j’ai vu au cinéma, et sur chaque titre un lien vous enverra vers la bande-annonce.

Mai

Connasse, princesse des coeurs Noémie Saglio, Eloïse Lang 2015 7/10
Donnie Darko Richard Kelly 2001 9/10
Partisan Ariel Kleiman 2015 9/10
La tête haute Emmanuelle Bercot 2015 6,5/10
Magic in the moonlight Woody Allen 2014 5/10
Qui vive Marianne Tardieu 2014 3/10
Trois souvenirs de ma jeunesse Arnaud Depleschin 2015 10/10
La loi du marché Stéphane Brizé 2015 4/10
Ex-machina Alex Garland 2015 4/10
Mad Max: Fury road George Miller 2015 8/10
Nightcrawler Dan Gilroy 2015 7/10

Fotor 1

Connasse, princesse des coeurs: Le film se fait complètement descendre par la critique, et pleins de gens le trouvent « à chier », ce que je peux comprendre. Ce film sont les sketch de la série Connasse de Canal+ pendant 1h30. Perso, ça m’a fait mourir de rire, j’étais pliée pendant toute la séance. Habituellement, je n’aime pas trop les caméras cachées parce que je me sens mal à l’aise pour la personne qui est victime de l’humoriste. Elle est clairement prise pour une conne et se fait humilier (oui, peut-eêtre que je dramatise un chouïa mais c’est comme ça que je le ressens). Tandis que dans Connasse, c’est l’inverse, c’est elle qui se ridiculise en se faisant passer pour une folle. Donc aucun sentiment de malaise, et je ne peux qu’apprécier.

Donnie Darko: Coup de coeur x1000. C’est tellement complexe que je ne sais pas par où commencer pour résumer ce film en quelques mots seulement. Donnie est un adolescent perturbé, schizophrène, avec des amis imaginaires. Un jour, un réacteur d’avion tombe de nul part sur sa maison, et tout de suite après, Donnie se lie d’amitié avec Frank, un nouvel ami imaginaire, qui lui annonce la fin du monde et sa destinée à accomplir. Voilà, grossièrement, c’est ça. Donnie Darko est le meilleur Teenage movie que j’aie pu voir jusqu’à aujourd’hui. Le héros ne sait pas vraiment où est sa place dans la société et il la cherche malgré ses différences. Au bout de trente minutes, je savais que j’allais avoir une relation particulière avec ce film, son univers. Il va falloir que je le regarde une seconde fois pour bien comprendre l’enjeu spatio-temporel (oui parce qu’en fait, c’est un peu un voyage dans le temps aussi). Et on voit bien que je le petit Jake allait avoir une grande carrière.

Partisan: Un autre coup de coeur. Ma critique ici.

La tête haute: Une juge pour enfant, interprétée par la magnifique Catherine Deneuve, et un éducateur (Benoit Magimel) font tout pour sortir un adolescent, Malony, de la délinquance. Ne parvenant pas à contenir ses excès de violence, le jeune homme passent plusieurs mois en centre de redressement, confronté à une réelle autorité et à des jeunes dans le même état d’esprit que lui. J’ai un avis mitigé sur ce film. La puissance du réalisme rend le film poignant, certes, mais il tombe dans tous les pièges pour rendre l’intrigue et le rythme redondant. Tous les malheurs s’enchainent, si bien que ça en devient improbable, donc pas crédible. A peine les lumières rallumées, on s’est dit avec ma copine Margot que c’était un Mommy de pacotille. Et j’ajoute que le film Polisse a fait beaucoup mieux, si on reste dans le contexte des moeurs confrontés à l’autorité. La fin m’a archi déçue, trop prévisible, sortie tout droit du monde des Bisounours. A part ça, la relation entre Malony et sa mère est intéressante: elle ne sait pas comment élever ses enfants, ni les aimer convenablement. Après tout le mal qu’elle lui fait, il revient toujours vers elle, parce qu’après tout, et c’est bien vrai, rien ne vaut l’amour d’une mère, même maladroit. C’est l’amour qui doit sauver cet adolescent perdu, message ô combien naïf de ce film, mais n’est-ce pas la vérité ?
J’ai entendu que Benoit Magimel allait postuler pour prendre la place de Pascal, le grand frère sur nt1.

Fotor 2

Magic in the moonlight: L’histoire se déroule dans les années 20, où un maitre de l’illusion entend parler d’une médium vivant dans le Sud de la France. Etant très cartésien, il va à sa rencontre pour tenter de démasquer cette escroquerie. J’ai du voir à peu près 5 Woody Allen, tous datant après 2000, donc je ne peux pas juger de toute son oeuvre, parce qu’il se peut que ce qu’il a fait avant est de meilleure qualité. Le cinéma de Allen n’a rien de transcandant pour moi… Ça ne me parle pas. J’admets complètement qu’il y a beaucoup de recherche et que sa pâte est reconnaissable dans ses films, qu’il a apporté quelque chose au monde du cinéma, mais ça me laisse de marbre. C’est agréable à regarder, point. Et Magic in the moonlight n’a pas fait exception. C’était plaisant sans être touchant. Par contre, je suis tombée amoureuse de la lumière dans ce film, les plans sont tout simplement superbe. Et Emma Stone, je la kiff.

Qui vive : Ce film est directement sorti de ma tête, j’ai perdu mon temps. En gros c’est un vigile qui se fait emmerder par des gamins. Next.

Comment je me suis disputé… (ma vie sexuelle): On retrouve le personnage de Paul Dédalus (Mathieu Amalric), un professeur dans une faculté aux alentours de Paris. On suit ses aventures professionnelles et surtout sentimentales, sa quête existentielle, ses sorties avec ses amis bobos trentenaires. Ce film est d’une intelligence infinie. Même si une grande majorité de la population pourrait trouver ce film méprisable avec tous ces petits parisiens bourgeois tellement intelligents qu’ils ne savent plus quoi faire pour se donner une contenance, chaque personne a au moins vécu une des situations de Paul. Prenez une flopée de personnages et laissez-les s’entrecroiser, ce que fait Desplechin à merveille. La dialogues sont d’une finesse théâtrales, pourtant très naturels. C’est en voyant ce genre de films que je suis prête à défendre le cinéma français contre vents et marées. Le duo Emmanuelle Devos / Amalric et le couple qu’ils incarnent à l’écran marche du feu de Dieu, les sentiments sont exprimés à l’état brut. Avec ce film, Mathieu Amalric définit clairement sa place en tant que mon acteur français préféré. Gloire à lui. J’en suis arrivée à le voir d’une manière un peu étrange, en lisant des critiques sur le nouveau film d’Amalric que j’allais forcément allée voir, et beaucoup ont parlé de Comment je me suis disputé donc je l’ai vu sans savoir que la « suite » sortait la même semaine au cinéma.

Trois souvenirs de ma jeunesse : Donc, le deuxième film de Desplechin où Amalric reprend son rôle de Paul Dédalus. Ce film est un flashback de la vie de Paul, de son enfance, de son adolescence, de sa rencontre avec Esther, de leur vie qui commence. Ouais j’ai mis 10/10, et je sais pertinemment qu’aucun mot ne saurait décrire ce que j’ai ressenti pendant ce film. C’est un putain de chef-d’oeuvre, ça m’a rendue triste, pleine d’espoir, rieuse, en colère, prête à croquer la vie et à croire que chaque personne que je rencontre aura un impact sur ma vie. La manière de filmer transpire la beauté et là encore, les dialogues théâtraux passent avec tellement de fluidité ! Je vais sûrement retourner le voir une seconde fois.

Fotor 3

La loi du marché: La première scène a lieu dans un bureau de Pôle Emploi, où Thierry (Vincent Lyndon), 51 ans, lutte pour sortir du chômage. On lui donne des formations qui n’aboutissent à rien, il perd donc du temps et de l’argent, il ne s’en sort pas pour subvenir aux besoins de sa famille, surtout avec son fils handicapé. Il finit par trouver un emploi d’agent de sécurité, cependant on lui demande aussi de surveiller les autres employés afin de pouvoir réduire le personnel.  Le sincérité dégouline de ce film où une grande partie de la société française (et pas que) se retrouvera en ces temps difficiles. C’est presque un film politique en fin de compte. A part ça, je me suis ennuyée, je l’avoue. Encore avec ma copine Margot, on s’est demandé si Lyndon méritait bien le prix d’interprétation pour ce rôle avec un visage neutre tout le long du film. On s’est dit qu’il jouait bien le rôle qu’on lui avait demandé, pas que ça n’allait pas plus loin que ça.

Ex Machina: Par son travail, Caleb gagne une semaine de participation à une expérience, mais il ne sait pas encore laquelle. Sur place, il découvre que cette expérience se fera avec une intelligence artificielle dernier cri, sous la forme d’une femme. J’avais déjà expliqué sur le blog que l’IA me faisait peur, parce que pour moi, un ordinateur n’est pas censé répondre comme un humain. Ex Machina a extrapolé mon sentiment de malaise vis à vis des intelligences artificielles avec un malaise psychologique tout au long du film… Je ne peux pas en dire plus, sinon je spoile.

Mad Max: Fury road: Alors celui-là, je l’attendais avec impatience ! Verdict: je n’ai pas été déçu. J’ai quelques petits points à lui reprocher mais globalement, j’ai vu ce que j’étais venue voir. Mad Max 2 est mon favoris car j’adore l’univers et le fait que Max soit un héros solitaire. Ce dernier point est ce qui m’a déçu puisque dans Fury Road, Max n’est pas tout seul mais en compagnie du « harem » d’Immortan Joe, et de Furiosa. Sinon la beauté de ce monde post-apocalyptique envoie du pâté, les images sont ahurissantes et les cascades folles. J’adore voir des mondes totalement sortis du cerveau du réalisateur retranscrits à l’écran, et je pense que c’est pour cette raison que j’adore la SF: voir de quoi est capable l’imagination humaine.

Nightcrawler: Lou est un mec un peu louche, qui ne sait pas trop quoi faire de sa vie, puis par hasard, tombe sur un accident et voit des journalistes filmer la scène comme des rapaces. Intrigué, il se dit que lui aussi pourrait faire ce métier, et se lance en quête d’histoires « chocs » pour les journaux télévisés. Ce film montre l’envers du décor de ce que peut être le journalisme avec les paparazzis, et tout ça. Jake Gyllenhaal a perdu 10 kg pour le rôle et son aspect physique avec ses grands yeux écarquillés le rend encore plus fou, à l’image de son esprit tordu.

Un mois de Mai très productif, je suis plutôt fière de moi, autant dans les films que je suis allée voir au ciné que ceux que j’ai regardé chez moi. J’ai eu d’énormes coups de coeur notamment pour Donnie Darko et Trois souvenirs de ma jeunesse qui entrent dans les meilleurs films que j’ai pu voir dans ma vie. Au niveau des séries, j’ai fini New Girl, Modern Family, Mad men et Outlander, ce qui allège considérablement mon planning  ! J’espère continuer sur ma lancée et avoir un mois de Juin aussi rempli !

Je vous fais des bisous ❤

 SignatureKarel

Publicités