« Y’a pas de séries bien en ce moment »

Quand mes répap’ mensuels de films que j’ai vus ne sont pas super bien fournis, c’est souvent parce que je me suis regardée plus de séries que de films. J’en regarde beaucoup beaucoup. Alors oui, tout est relatif hein, je suis sûre que certaines personnes en regardent beaucoup plus, mais à mon niveau, je me sens dépassée par toutes les séries que je suis en ce moment (soit 12), celles que je dois recommencer car les nouvelles saisons sont arrivées, celles qui vont bientôt reprendre, et toutes celles que j’ai à commencer (soit quantité infinie). En gros, quand je finis une saison, une autre arrive d’une série différente, donc j’en suis toujours au même point. Mais J’ADORE ! J’ai l’impression de faire que ça de ma vie; peut-être pas qu’une impression d’ailleurs… Sans me vanter, j’en suis rendue à plus de 7 mois de visionnage. Ouais en fait si je me vante, je suis trop fière: chaque jour en plus est une victoire. Des fois j’y pense, et je me dis que ce serait bien d’être plus productive tout de même. Mais non.

En ce moment, ça fait plusieurs fois que j’entends « non je ne suis pas de séries en ce moment, parce y’a rien de bien. Avoue qu’elles ne sont pas top ». C’est sûr que si tu t’arrêtes sur Pretty Little Liars, tu vas pas aller loin ahem. J’en parlais l’autre jour avec une mes meilleures amies qui regarde autant de séries que moi (c’est à cause/grâce (?) à elle si je préfère rester chez moi au lieu de sortir voir mes potes) et même si on a des goûts très différents, on était toutes les deux d’accord pour dire que pendant les années 2010, il y a eu du très bon sur le petit écran. Ce post sert donc de mise en bouche. Je ne vais parler que des séries que j’ai vues et toujours en production. Je ne parlerais pas non plus de Game of Thrones ni de The Walking Dead, parce que franchement pour le coup si tu ne les as pas vu, sors de ta grotte faire coucou sacrebleu.

Je ne suis pas axée sur les séries girly, j’en regarde évidemment, mais je trouve pas ça folichon. Je ne regarde pas non plus de séries médicales et très peu de séries policières, parce que je ne trouve tout simplement pas ça transcendant. Alors quand je tombe sur une qui me plait, je la partage à tout va.

The Knick, 2014 / cinemax

The_Knick

 

La vie dans un hôpital de New-York dans les années 20, où la mortalité est très élevée et les recherches médicales deviennent une concurrence entre les médecins.

Cette série est une découverte, et j’en ai déjà fait l’éloge sur le blog, ici. Je répète donc que c’est l’ambiance si particulière qui m’interpelle, me fait plonger dans la complexité des personnages superbement écrits et exploités. Tout est soigné du début à la fin, et la série nous emmène avec elle sur un chemin très calculé, nous emporte dans les méandres de cette époque où le barbarisme est monnaie courante.

Ça me déçoit que The Knick ne soit pas plus médiatisé alors qu’elle le mérite amplement.

Truc Detective, 2014 / HBO

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True Detective se passe sur 17 ans. Dans le présent deux policiers à la retraite, Marty Hart et Rust Cohle sont questionnés par deux autres policiers à propos d’une enquête qu’ils ont menés sur un sérial killer 17 ans auparavant en Louisiane. Marty et Cohle ont des caractères très différents mais arrivent à se compléter parce qu’ils veulent chopper le tueur à tout prix.

Toute la série repose sur des flashbacks, les souvenirs personnels de Marty et Rust. Si l’un a vécu un moment avec telle impression, son coéquipier l’aura vécu différemment. Les deux policiers qui questionnent instillent le doute quant au mystérieux personnage de Rust, au passé pas très clair. On passe notre temps à douter et à remettre en question les comportements Marty et Rust parce que personne n’est ni tout blanc ou tout noir. L’intrigue joue sur ce doute, et le spectateur recherche activement le meurtrier et réfléchit au fil des découvertes des détectives. Le personnage de Rust Cohle, incarné par Matthew McConaughey fait à mon humble avis toute la réussite de la série. N’étant pas friande des séries policières, c’est son personnage et la performance de l’acteur qui m’ont poussés à vouloir connaitre la suite de l’enquête.

HBO n’a plus besoin de dorer sa réputation, la qualité des séries que la chaine diffusent le prouve. It’s not TV, it’s HBO. Même si True Detective n’a pas besoin de publicité supplémentaire, j’en remets une couche pour dire qu’elle vaut le détour.

 

Bloodline, 2015 / Netflix

Bloodline

La série commence sur le portrait d’une famille on ne peut plus normale, avec un frère qui a réussi dans la vie, un autre frère qui divorce, une petite soeur qui papillonne sentimentalement et des parents bienveillants. Ils tiennent un hôtel au bord de la plage: le cadre idyllique est posé. Un jour, l’ainé revient pour une petite sauterie familiale et on comprend tout de suite qu’il n’est pas le bienvenu et qu’il entache le beau portrait de vie de famille. Tous les petits secrets bien gardés vont alors refaire surface…

Bloodline se résume en un mot: secret. L’exposition est très lente, la narration brouille le temps en usant de flashbacks, de retour au moment présent, d’éllipses, ayant pour résultat d’amplifier le mystère qui entoure la famille. Rien n’est clairement dit, tous les regards laissent supposer un lourd passé et cet implicite nous entraine à creuser la complexité des personnages. Tout est flou et néanmoins artistiquement clair et cohérent pour nous spectateur.

Banshee, 2013 / cinemax

Banshee

 

Un homme sortant tout juste de ses 15 ans de prison pour cambriolage, s’arrête dans le petit patelin de Banshee où il rencontre le nouveau shérif de la ville, Lucas Hood, qui vient pour prendre son service. Malencontreusement, ce dernier meurt et c’est l’ex-prisonnier qui prend son identité et sa place en tant que shérif. Très vite, il se rend compte que Banshee n’est pas si paisible que ça, que les traffics vont bon train avec à leur tête un ancien amish du nom de Kai Proctor. Bien sûr, le nouveau Lucas Hood entend régler tout ça à sa manière, et remettre de l’ordre dans sa vie personnelle avant qu’il ne parte en prison.

Cette série n’en à rien faire des limites, ose tout, nous donne des bastons et des scènes olé olé hypra crus, avec de la violence qui nous (me ?) envoie du rêve. C’est rythmé, il y a de l’émotion juste où il faut, c’est fou. J’avais déjà mis Banshee dans la catégorie de mes guilty pleasures après les deux premières saisons, mais avec la saison 3, c’est l’apothéose. La série prend des risques, les techniques de tournage pour filmer les combats sont à tomber. Après chaque épisode je restais scotcher encore deux ou trois secondes devant mon écran en me demandant comment ils pouvaient faire mieux, et l’épisode d’après surpassait le précédent. Bref, t’as compris le truc, Banshee m’en met plein les yeux, donc regarde cette série.

Vikings, 2013 / History

Vikings

 

Série historique sur le légendaire viking Ragnar Lothbrok, son ascension en tant que roi, les voyages en drakkar, les pillages des autres villes, les découvertes d’autres terres, les religions… On pourrait croire que ça peut vite devenir redondant, mais absolument pas. L’éventail de sujets permet aux intrigues de ne pas tourner en rond et d’avancer doucement mais sûrement. Je ne vois jamais comment les fins de saisons peuvent se terminer, et à chaque fois il y a un plot twist que je n’avais pas vu venir.

Les personnages sont attachants, entre le mystérieux Floki, le prêtre Athelstan, Lagertha la badass et avouons-le, Travis Fimmel en Ragnar, ça fait plaisir à mes petits yeux. Les décors et les costumes sont merveilleux, l’ambiance est sombre et les lumières magnifiques. Vikings fait partie des séries où je connais le jour de la sortie et check régulièrement si il est disponible pour que je puisse le regarder.

 

Orange is the new black, 2013 / Netflix

Orange_Is_the_New_Black

Nouvelle série de l’auteur de Weeds, c’est pour cette raison que je me suis mise à la regarder. Si je ne suis pas une réelle fan d’Orange is the new black, je comprends pourquoi certaines personnes en sont folles.

Piper Chapman écope de 15 mois de prison, et apprend à vivre dans le milieu hostile d’une prison pour femmes. Le peech s’arrête là. La force de cette séries sont ses personnages, tous attachants, les bons comme les mauvais. Chaque épisode exploite un personnage de la série, le creuse, ainsi, on apprend pourquoi elle a atterrit en prison et pourquoi elle agit de telle ou telle manière. Quand Piper, qui vient d’un milieu plutôt aisé, se retrouve confrontée à ces femmes au caractère bien trempé et à leur système D spécial prison, ça nous donne des situations très drôles.

Mention spéciale à Pornstach, qui me fait mourir de rire à chaque fois.

La dernière saison m’a un peu déçu, et je pense que c’est pour ça que mon engouement a diminué. Je regarderais quand même la suite avec plaisir.

Outlander, 2014  / Starz

Outlander

Adaptée du roman de Diana Gabaldon (que j’ai lu), on retrouve Claire, une infirmière anglaise à la fin de la Seconde guerre mondiale. Pendant ses vacances avec son mari Frank, elle touche une pierre étrange et se voit propulser dans une Ecosse de 1743. Etant donné que les relations entre les deux nations ne sont pas au beau fixe, on la prend pour un espionne anglaise et elle se fait capturer par un groupe d’écossais. Dans ce groupe, se trouve Jamie en kilt, avec une bouille d’ange et bagarreur.

Outlander c’est mon guilty pleasure. Je regarde chaque épisode deux fois parce que je n’arrive pas à attendre que les sous-titres sortent et comme l’écossais est supra dur à comprendre, je le regarde une seconde fois avec les sous-titres pour bien tout comprendre. Oui, j’en suis à ce point-là. Le pire, c’est que je sais c’est romantique, cucul et pas si intéressant que ça. Mais eh, comment voulez-vous que je ne fonde pas en voyant ce beau roux de Jamie en kilt courir dans les prés, et parler avec son bel accent de rustre ? Je suis faible moi. Cette série, je vous la conseille si vous êtes fleur bleue, mais sinon… :/  Après, c’est sûr, il n’y a pas que l’histoire d’amour… J’adore regarder les paysages des Highlands, les costumes et la vie de l’époque. Je comprends absolument les gens qui trouvent cette série pas terrible, parce que même moi, au plus profond de moi, je le sais. Outlander, je n’en parle à personne parce que j’ai un peu honte de la regarder et je ne serais pas sûre de la défendre jusqu’au bout, bien que je l’aime d’amour.

➤ Je ne veux plus entendre qu’il n’y a rien de bien comme séries, parce que franchement si avec ça tu n’as pas trouvé ton bonheur, c’est que tu es condamné à te re-re-regarder les épisodes de Friends à la télé. Mais sinon toi, tu regardes quoi ?

Bisou smack ❤

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