#Cinéma Recap AVRIL

Petit article mensuel qui récapitule tous mes films vus pour la première fois. J’omets les films revus (; Le petit « ✔ » à côté des titres sont les films que j’ai vu au cinéma, et sur chaque titre un lien vous enverra vers la bande-annonce.

Avril

A trois, on y va Jérôme Bonnell 2015 7/10
Naissance des pieuvres Céline Sciamma 2007 4/10
Cake Daniel Barnz 2015 5/10
En équilibre Denis Dercourt 2015 5/10
Imitation Game Morten Tyldum 2015 6/10

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A trois, on y va: Un petit film romantique où Mélodie apparait comme la tentatrice puisqu’elle entretient une liaison avec les deux membres d’un couple, Micha et Charlotte. Micha trompe Charlotte avec Mélodie et Charlotte trompe Micha aussi avec Mélodie. Charlotte représente la fille insaisissable qui lorsqu’on croit l’avoir cerné, nous file entre les doigts sans savoir vraiment pourquoi. Micha veut tenter de ranimer la passion qui les animait au début de leur relation, tout en rêvant de s’évader de sa vie. C’est ainsi que Mélodie apparait comme un sorte de lien qui les rapproche sans qu’ils s’en aperçoivent. Elle sert de baume à leurs coeurs. Les scènes d’amour sont très belles, et posées avec fluidité dans l’histoire. Ce que j’apprécie c’est qu’il n’est jamais question  de définir leur sexualité. Ils s’aiment et c’est tout. Aucun problème moralisateur entre l’homosexualité, l’hétérosexualité, la bisexualité ou que sais-je encore. M’est avis que lorsqu’on tombe amoureux, on ne peut jamais savoir sur qui, homme ou femme.

Naissance des pieuvres : Ouch. Il n’est pas passé celui-là. J’ai seulement apprécié l’ambiance et les moments suspendus dans le temps. Marie a 15 ans et s’éprend de Floriane, une jeune nageuse de natation synchronisée. Pour moi, le film se résume à cette salope de Floriane qui allume tout le monde. Voilà. Je donne aussi un point à la bande-son et aux couleurs, il n’y a que ça à retenir.

Cake :  Claire a eu un grave accident qui lui a laissé de lourdes séquelles corporelles et psychologiques. On suit son parcourt, mais on termine le film comme on l’a commencé, elle ne s’en sort pas. Aucune progression du point A au point B. Je n’irais pas jusqu’à dire que c’est une perte de temps car le film est intéressant. Je n’ai pas eu l’impression qu’il essayait de me tirer des larmes, ce que je ne supporte pas (trop de pathos tu le pathos), donc je mets la moyenne.

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En équilibre : Marc est cascadeur équestre et a un accident de cheval lors d’un tournage. Une compagnie d’assurance se charge de lui et c’est Florence qui s’occupe de son dossier. Avant toute chose, je voue un culte à Albert Dupontel, j’aime son univers et son humour. Ici donc, pas question de s’apitoyer sur son sort d’handicapé paraplégique. Au contraire de Cake, il veut s’en sortir et a une volonté d’acier pour y parvenir. Florence elle, a laissé tomber ses rêves et a intégré le monde des assurances. Evidemment, voir lutter cet homme en fauteuil lui donne des ailes et lui fait croire que pour elle aussi, tout n’est peut-être pas perdu. Un peu cliché par moment du genre je suis sérieuse j’ai un chignon, ça y est je me libère, j’ai les cheveux au vent (sérieux on a vu mieux comme interprétation psychologique). Ensuite, on voit que les compagnies d’assurances sont vicieuses et profitent machiavéliquement de la condition des malades: si tu ne signes pas, tu n’auras rien et on te laissera dans ta merde. Si Dupontel n’avait pas été dans ce film, je ne serais probablement pas allée le voir, mais finalement, c’était agréable parce que je n’en attendais absolument rien.  

Imitation game : Biopic du magicien Alan Turing, chargé par le gouvernement britannique de décrypter le code de la machine allemande Enigma lors de la Seconde guerre mondiale. Tout d’abord: je trouve aberrant que l’histoire de cet homme ne soit pas dans les manuels scolaires. On nous rabâche les oreilles avec la Seconde guerre mondiale, et je n’ai jamais entendu son nom dans mon cours d’histoire alors qu’il a sauvé des millions de gens de la mort. Ça m’énerve, même. Si son histoire mérite amplement d’être adaptée sur grand écran, cela n’en fait pas forcément un film formidable (de mon point de vu. Ne m’attaquez pas). Je m’explique: certes, c’est super intéressant de voir pour une fois une autre facette de la guerre, et pourtant, tout est sage, propre, académique. Enfin merde quoi, on lui a fait prendre des pilules pour soigner son homosexualité, et ça passe presque comme une lettre à la poste cette histoire. De même pour le décryptage, j’aurais aimé quelque chose d’un peu plus poussé pour nous montrer son génie et le temps que ça lui a pris. Rien n’est choquant, tout baigne. Imitation Game reste une déception parce que n’est montré juste ce qu’il faut pour ne point déplaire aux âmes sensibles.

Un mois d’Avril un peu faible, aussi bien en quantité qu’en qualité. Quoique 5 films en 1 mois, ce n’est pas catastrophique non plus. Mais c’est surtout qu’il n’y a rien qui me tente au cinéma en ce moment, et aussi que je me mange 4 à 5 épisodes de Lost par jour (je pense sérieusement à réserver une chambre dans un hôpital psychiatrique pour finir cette série, je deviens complètement folle). Le mois de Mai risque lui aussi d’être un peu faible avec les examens qui approchent mais je ferais de mon mieux. Dans tous les cas, prenez du pop-corn et allez au cinéma les loukoums.

Bécots ❤

SignatureKarel

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