RECAP FÉVRIER

Petit article mensuel qui récapitule tous mes films vus pour la première fois. J’omets les films revus (; Le petit « ✔ » à côté des titres sont les films que j’ai vu au cinéma, et sur chaque titre un lien vous enverra vers la bande-annonce.

Février

Boyhood Richard Linklater 2014 7/10
Whiplash Damien Chazelle 2014 9/10
Les nouveaux héros Chris William & Don Hall 2015 7/10
Fifty shades of Grey Sam Taylor-Wood 2015 2/10
Une merveilleuse histoire du temps James Marsh 2015 7/10
It follows David Robert Mitchell 2015 ?/10
Palo Alto Gia Coppola 2014 6/10
White bird in a blizzard Gregg Araki 2014 8/10
American Sniper Clint Eastwood 2015 8/10
Birdman Alejandro González Inárritu 2014 7/10

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Boyhood: L’histoire retrace la vie d’une famille sur une période de 12 ans, les enfants qui grandissent, les parents qui se remarient, avec les décisions que la vie nous imposent. Pour se faire, le réalisateur a réellement pris quelques acteurs et les a filmé chaque année pendant 12 ans. Ce qui veut dire qu’au commencement du film, le réalisateur savait dores et déjà où il voulait aboutir. Cette seule raison en fait un projet unique et un chef-d’oeuvre. Je classe Boyhood dans la catégorie de films qui rendent heureux, car après l’avoir visionné, tu as envie de croquer la vie à pleine dent et ne pas en perdre un seul instant. Boyhood, c’est la vie qui passe.

Whiplash : Andrew, un jeune batteur tente à tout prix de se faire repérer dans son école de musique afin de devenir l’un des meilleurs musiciens de sa génération. Son professeur, M. Fletcher est réputé pour être le meilleur dans son domaine, mais brutal et tyrannique. Ce film est GÉNIAL !! Andrew est l’incarnation de la plus grande détermination possible, il veut aller jusqu’au bout de son rêve et ne lâche rien. Et c’est un euphémisme: Whiplash filme en beauté le dépassement de soi, où le harcèlement moral, malsain est en même temps bénéfique puisqu’il faut qu’Andrew passe par ce stade pour arriver à ses fins. J.K. Simmons crève l’écran dans son rôle d’horrible professeur (NOT MY FUCKING TEMPO), et m’a rappelé combien il était doué dans la série Oz, en nazi-harceleur-homophobe. Il a d’ailleurs gagné l’Oscar du meilleur acteur dans un second rôle (enfin, si je puis prendre l’Académie en référence parce que je me demande s’ils ont de la merde dans les yeux quand je vois les films récompensés). Je soule tout mon entourage avec, alors toi aussi REGARDE-LE C’EST UN ORDRE.

Les nouveaux héros :  Pas de princesse nunuche, ni de prince charmant en petit collant moulant. Ici, ce sont des petits scientifiques à l’honneur. Le film m’a divertie, ça s’arrête là. Premier point et le plus important, le rendu visuel est vraiment bon, avec de beaux effets, aucun détail n’est laissé pour compte. Ensuite, ça devient plus compliqué. Tous les stéréotypes sont inclus, on traite le deuil, le méchant devient méchant suite à un choc donc en fait il est gentil… Je dois cependant avouer que le personnage de Baymax est supra attachant et m’a attendri, me rendant le film plus sympathique que ce qu’il devrait.

50 shades of Grey : Je suis allée le voir dans le parfait contexte : avec mes copines, une Bible dans le sac (coucou Mélissa)et une conversation autour de sushi une fois le film terminé. Ai-je vraiment besoin de m’épancher ? C’est cucul, une femme soumise qui montre qu’il faut changer sa personnalité pour avoir l’homme qu’on aime, qui s’avère être un macho de la pire manière possible, donnant des ordres à tout va. J’ai eu l’impression de voir une scène de rencontre qui dure 2h, sans avancer dans l’évolution des personnages. C’est juste un film érotique avec un scénario un peu plus élaboré, ce qui bien évidemment ravi les petites ados avec les hormones en ébullition et les mères au foyer sexuellement frustrées. Comment la gente féminine peut rêver d’un Christian Grey déboulant dans sa vie ? L’amour est censé être réciproque, et pas la peine de dire “Oui mais non il l’aaaaime, mais il veut pas le dire”. Je n’ai rien contre les pratiques sexuelles de chacun tant que tout le monde est consentant. Ce n’est pas le BDSM en soi qui m’insupporte dans cette histoire (les pratiquants doivent bien rire devant le film), c’est seulement qu’Ana préfère clairement autre chose, mais lui la force, la manipule avec son propre amour pour qu’elle accepte. Et si tu aimes quelqu’un, tu fais des concessions pour lui faire plaisir. Et oui je suis énervée. Si tu veux voir un excellent film avec du sexe, du vrai BDSM, et de bons acteurs à poil, regarde Nymphomaniac.

A theory of everything : Biopic sur le scientifique Stephan Hawkins. Le film commence lors de sa jeunesse, son histoire d’amour avec sa femme Elaine, d’où mon reproche qui est de ne pas assez voir son travail de recherche. J’ai eu l’impression que le film traitait plus du handicape plutôt qu’autre chose, et ça m’a un peu déçue. A part ça, tout est très bien fait, donc même si ses travaux de recherche ne sont pas exploités, toutes les étapes de sa vie sont mises en scène avec fluidité et je me suis laissée emporter. La lumière dans ce film est magnifique !

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It follows: Je suis une vraie flipette et incapable de regarder un fllm d’horreur, spécialement avec des entités spitituelles. Donc je n’ai pas mis de note parce que je ne suis pas du tout objective, et suis pas foutue de dire si le film est bon ou non avec ma peur au ventre. J’ai dormi avec ma lumière du plafond allumée pendant 3 jours tellement j’étais terrifiée. Je le suis encore maintenant rien qu’en y pensant. Brrr

Palo Alto: Gia Coppola ne se démarque en rien de sa soeur Sofia. Encore un film contemplatif sur l’errance d’adolescents avec une BO supra cool. J’ai apprécié, mais il n’y a aucune originalité. Je note tout de même que le petit Jack Kilmer a éveillé mon intérêt et j’espère le revoir dans d’autres films. P.S: James Franco est à tomber.

White bird in a blizzard: Excellente surprise ! Encore une fois un petit portrait de l’adolescence signé Gregg Araki. C’est l’histoire d’une jeune fille, Kat, dont la mère disparait du jour au lendemain sans explication. Eva Green incarne le rôle la mère au comportement étrange, ce qui lui va à ravir car elle a toujours cette aura un peu glauque dans son jeu. Ce n’est pas une enquête policière, White Bird se concentre sur le fait que Kat accepte le fait que sa mère ne soit plus là, et vit sa vie. J’ai été ravie de voir Christopher Meloni que j’adore depuis Oz (décidément) dans le rôle du père. De plus, faut bien avouer que la petite Shailene a de l’avenir, et j’espère qu’elle jouera dans des films comme celui-ci et non plus dans des daubes pour ado.  J’en veux à mon cerveau tordu d’avoir soupçonné la fin, parce que le dénouement était superbement bien amené.

American Sniper: Clint Eastwood nous livre un biopic sur le soldat américain tireur d’élite Chris Kyle, particulièrement axé sur sa vie pendant l’armée. Je l’ai déjà dit, je sais qu’un film est bon lorsque j’y repense plusieurs jours après son visionnage. Et là: WOW. Ce qui pourrait passer pour un vulgaire film dégoulinant de patriotisme relate en fait le désespoir d’un soldat d’avoir connu non pas l’horreur de la guerre, mais de ne pas pouvoir sauver tous ses frères d’arme. Sa vie est sur le terrain… Je me rends compte qu’American Sniper a muri dans ma tête et j’ai beaucoup de choses à dire… je ferais une critique très prochainement. Tout de suite, une page de publicité.

Birdman: Je ne sais pas si je suis témoin d’un film extraordinaire ou d’un film quelconque trop ovationné. Je vais retourner le voir pour faire attention aux détails et avoir une meilleure vue d’ensemble. To be continued…

Autant que le mois dernier était foireux avec des films moyens, autant ce mois-ci a été très productif ! Mes coups de coeur sont de VRAIS coup de coeur, certaines scènes et l’atmosphère de certains films m’ont beaucoup marqués.

SignatureKarel

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