THE KNICK, 2014

CCOOUUVV

La série The Knick est pour moi la meilleure nouveauté sérié en cette année 2014.

Le grand cinéaste Steven Soderbergh (trilogie des Ocean’s Eleven, et Behind the Candelabra) est aux commandes ! C’est la principale raison qui m’a donnée envie de voir cette série. Ça et le petit trailer qui promettait une atmosphère froide et malsaine.

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L’histoire se passe dans un hôpital américain au début du 20ème siècle. On suit le quotidien de chirurgiens à l’époque où la médecine était encore à un stade de quasi boucherie. Pourtant, c’est aussi à cette période que de grands progrès médicaux ont été accomplis. Dès le pilot, j’avais énormément accroché. Les intrigues m’intéressaient, et l’ambiance morbide de cet hôpital dans les années 1920 m’a captivé. Les scènes d’opération à la vas-y-que-je-t’ouvre-le-bide-en-mode-barbare sont un peu gore mais très supportables pour les plus sensibles. Donc vous l’aurez compris, c’est pas Greys Anatomy… Mais alors pas du tout. Outre le milieu hospitalier, c’est toute la société qui est abordée avec la ségrégation, un chirurgien noir subissant les traitements racistes de ses collègues, un autre chirurgien drogué jusqu’à la moelle, les interventions peu orthodoxes d’une nonne, ou encore un directeur d’hôpital qui s’embourbe dans des histoires mafieuses…

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Si au départ on se retrouve un peu confus avec tous les personnages, les intrigues se démêlent rapidement et deviennent limpides. Le personnage central est le Docteur Thackery (Clive Owen. Ouais, rien que lui), avec un talent à faire se courber les autres chirurgiens et un charisme à faire pâmer les jeunes infirmières en fleur. Personnage très complexe et brillamment écrit.

L’ambiance est très sombre et la photographie aussi. J’attache une grande importance au rendu visuel, alors parlons-en de cette photographie… Nous avons le droit tantôt à des couleurs jaunes très fades, puis bleues, puis rouges… C’est vraiment magnifique. Rien n’est mis de côté. La mise en scène est géniale, la caméra à l’épaule très réussi. Une scène de combat m’a beaucoup marqué par sa manière d’être filmée… Je crois bien n’avoir jamais vu un tel plan de ma vie (et bien entendu, impossible de trouver un extrait). Plus la série avance, et plus l’ambiance devient sombre, voire presque noire.

Toute cette atmosphère est alourdit par la bande-son électro, en décalage avec son temps. On aime ou on n’aime pas, je pense surtout que la série ne serait pas si époustouflante sans cet anachronisme.

J’encense The Knick à 1000% et regrette amèrement son manque de succès par rapport à d’autres séries sorties cette année (dont Gotham, pour ne citer qu’elle…(Doris va me frapper, elle adore Gotham)).

Bref, ne passez point à côté de ce petit chef d’oeuvre sérietographique.

Des bisous mes loups !SignatureKarel

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